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30.01.2007

L'autre

Assise sur un banc

Rouge colère

Tendue je lui en veux

Cigarette quand même

Perdue pensées elle

Est bientôt là et

Je veux partir défiler

Il n’y a plus de courage

Seulement l’attente

Noire ventre

Sur ce banc mille

Souvenirs de lui

Tous exterminés elle

Arrive bientôt

Café brûlant tu m’as

Modelée je te suis

Sombre ricanement

Défilement reçus

Présent elle le train

Je suis là viens

Tu fumes non

Je tu sais te dire

Comme tu as oui belle

Je te suis on va

Dans le parc

Mais Hélo, tu vas où ?

Viens pas de questions

J’ai pour toi

Imparfait

Mais Hélo, tu fais quoi ?

Non pas devant les autres

Oui je te veux

Pas là mais oui je te veux

Lâche-moi tes lèvres

Velours Hélo je crois

Tu es superbe lointaine

Et je crois que le feu

Inversé distante

Fuis maintenant

Je ne suis pas

Vraiment fidèle Hélo

Rappelle-toi pourquoi

Reparti dans l’autre sens

Son ombre entre

Dressée la stupidité

L’offre la perle

C’était la dernière fois

29.01.2007

Pour Héloïse II

Balancement entre deux

Retour souvenirs et

Je pense aimer à nouveau

Sérénité sécurité

Dis moi ça fait long

Temps de paroles dans

Le vide et dis moi tu

M’entends ?

Aboutissement merci pour

La folie la danse l’autre

Jour gris morose

Tu sais je veux te dire que

Tu m’écoutais brisure et

Sans toi j’ai réussi             

Ombre flaque et toi

Vent de sable à nouveau

Feu rapide et quand

Tu quitteras les ruines

Désossée j’attendrai

Ton sourire oublions tout

Et les autres rirons

Et nous nous cacherons

Tu sais Héloïse je

Crois que je n’ai plus la force

Ballottement entre certitudes

Faiblesses oui Héloïse

Tu as raison je suis faible

Mais Héloïse aide celle

Que tu aimas

Oui tant pis pour les autres

Tant pis pour lui

Tout sera cette fois

Tu sais j’ai grandi Héloïse

Je ne sais pas encore

Tu m’apprendras

Comme la passion

Tu te souviens

Tout recommencera

Et je t’en supplie

Relève les ruines Héloïse

Essuie les larmes embrasse

Le feu Héloïse

Aime celle que tu aimas

24.01.2007

Sera brutale

Pensais à un jeu

Moi la farce et

Je suis tombée

De haut dans un

Trou englué je

Crois qu’il faut arrêter

De déconner

Illusions terminées

La chute est brutale

Depuis longtemps

C’est trop saturation

Je n’en peux plus

Et toi qui ne

Réponds pas

Ignore c’est ce qui

Est le mieux

Naïve espoir m’a

Prise pour une conne

Arrogance j’admirais

Vous rirez en

Écoutant les

Discours de la

Fille

Déclarations peut-être

Importantes elle

Veut diriger son maître

Le supplier mais

N’écoute pas

Et le soir

Demande pardon

Demande secret

Demande plus

La chute sera brutale

La chute sera brutale

22.01.2007

Pour Héloïse

Seule libérée

D’amour qu’on croyait

Fui revient hanter

Rêves esprits entraînés

Repousse-le il est

Temps de recommencer

Tard pour espérer

Éclairs fugitifs nuits

Claires à boire

Lointain

De corps qu’on pensait

Effacé courbes charnelles

Passage dans la brume

 

Héloïse tu as raison

Aux mains rodées

Toi savante et habituée

Pardon du faux-bond

Je voulais ton émotion

Aux normes chaotiques

J’accepterais tes conditions

 

Héloïse pardon

Aux bras bruts

Tentation inachevée

Et le désir inaccompli

Et mon admiration

Et mon aveuglement

Héloïse depuis seize ans

J’attends et c’est toi qui

Me laisse me délaisse

Erreurs passées et tu

Oublies ce qui s’est passé

Été enchanté comme

Une spirale et vite

Je déchante Héloïse

Tu as déterré le plaisir

Peut-être facilement mais

Héloïse je te supplie

De ne pas m’oublier

17.01.2007

Le rêve de cette nuit

Le décor est une rue très large, bordée non pas d’habitations ou de magasins, mais de deux murs, hauts et épais, avec une sorte de renfoncement où l’on peux s’asseoir, lire, discuter. Comme un banc creusé dans le mur, comme un forum passager. Je déambule tranquillement au milieu de la foule. Le soleil est haut dans le ciel. Je dois rejoindre un ami dans la rue d’à côté.

Brusquement, des soldats armés de mitraillettes surgissent. C’est une véritable boucherie qui se déroule autour de moi. Tous les passants se font massacrer à mesure qu’ils avancent. Je suis blessée et m’évanouis dans la bousculade. Très peu de temps se passe avant que je ne me réveille, sur un tas de cadavres sanguinolents. La rue est silencieuse, les soldats vérifient qu’ils ont bien accomplis leur travail. Comme un dernier instinct de survie, je feins la mort. Je sens leur présence, mais ne peux m’empêcher de bouger encore. Ils partent enfin. Aucun souvenir sur le chemin que j’ai fait jusqu’à l’autre rue, ensoleillée, riante. Mon ami n’est pas là.

Mon inquiétude me pousse à demander à un passant s’il l’a vu. Il affirme l’avoir vu quitter cette rue, pour me rejoindre. Je ne sais pas comment il sait ce qu’il dit mais je le crois. Ce passant me convainc que mon ami est mort.

15.01.2007

Le rêve de mes années

Dans l’herbe brûlée

Pieds nus mains armées

Corps à peine couvert

Lin fin blanc

Cheveux libres soleil

Cours volupté

Senteurs plaisir

Le rêve de mes années

Jaillissement d’eau

Dans la carapace

Protège corps à

Peine couvert lin

Eux m’entourent

Seule mains armées

Tendent les leurs

Autour, menaçants

Comme eux je dois

Maniérer le rêve de mes

Années gâché

 

 

Dans mon lit

Draps rouges

Tortille pas dormir

Questions en rond

Eux me retrouveront

Pourquoi pas autres

Attends dis-moi

Que tu m’écoutes

Cheveux mouillés habits

Sales peur aide

Eux seront là attendent

Yeux jugement éphémère

Et j’aimerais pouvoir

Regarder en l’air

 

 

Dans le sable

Soulève le vent

Eux m’entourent et je

Ris suffisamment seule

Pas besoin

Arbres autour

Habits lumière

Mains armées

Défends je ris

Agressent corps

À peine voilé

Et c’est Diane à mes côtés

Dernière fois

Triste ce soir-là

Cheveux court

Frange affranchie

Prétention         

Chemise homme noire

Pantalon carreaux

Cigarette pour l’orgueil

Béret pour pas l’écouter

Bouteille vide à la main

Clichés

Tête pleine de chansons pour

Si l’envie l’occasion

Entourée d’ombres

Rien à foutre d’eux

Riants brillants luisants

S’agitent partout

Entourée solitaire

Suffisamment autiste pour les

Emmerder avec leurs sourires

Leur bonheur bradé

Et pourtant pareille

Bu comme eux

Ailleurs dans l’ivresse

Dehors agresse

Titube l’air frais

Le banc (rouge)

Accueille mélancolie

Pas longtemps

Assaut souvenirs

Dis-moi que tu m’écoutes

Envolé

Vide plus envie de jouer

C’est fini dernière fois

Pas à pas rentre adieu eux

En retard et déjà

Rien à foutre

Triste cette nuit-là

Cheveux habits béret

Echo pour la route

Le parc


Soir mélancolie, j’aimerais pleurer, ça sortirait le noir qui ronge mon je-m’en-foutisme douillet, les certitudes ne font plus que tomber, comme les barrières de la désinvolture. J’ai fait un rêve, dans parc bien mal-connu, étrange impression que le rêve n’était que réminiscences d’événements. Une tierce personne, en face, dans un endroit inexploré de ce parc. C’était mieux. Même ambiance, même ton. Sauf que c’était l’autre côté du miroir. La troisième fois était différente. Ni neutre ivre, ni méchante contre, simplement, inattendue. Enchaînement de constatations, je les ai ramassées dans la gueule, et elle le méritait. La personne débitait inlassablement des faits, sans reproches, juste déçue. J’essayais de parler, dédramatiser, mais j’étais la coupable, je ne réussissais pas. D’avoir fait ce qu’on m’avait demandé – aimer quelqu’un d’autre – on m’accusait. L’injustice me semblait évidente mais je ne pouvais me défendre. Je voulais frapper aveuglément, mais les paroles m’immobilisaient. Après, des souvenirs flous du rêve, seule la fin me reste. Je veux partir, courir, quitter ce qui me semble être un endroit définitivement souillé mais mes pieds sont pris dans la glace. Impossible. Je reste donc assise, en pensant que ça pourrait au moins être de la glace comestible. Chocolat, par exemple. Je me réveille, et après avoir repris mes esprits, me dit que je terminerai définitivement tout par une connerie.

08.01.2007

Foule

Simple souvenir d'enfance dépoussiéré, sans prétention.

Fi de la houle                                                                        

Ou des poules

Une moule moule                                                                 

Les goules

Et coule         

Sans titre

Le corps étalait sa nudité

Carnage des amoureuses du passé

Tombées dans l’oubli, négation

De l’anomalie

 

 

Le corps vivait sa nature morte

Arraché à tout plaisir par la norme alitée

Condamné par la foule frigide

Dispersant la multitude

 

 

Le corps exposait sa force

Le ventre souillé ne s’excusait pas

L’affirmation de l’humiliation

Condamnait à la malédiction

 

 

Le corps accentuait son abandon

Du creux des reins à la chair des seins

Fragile cambrure robotisée

Sculpture de verre éteint

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