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01.02.2007

[De noir vêtue je suis le chariot]

De noir vêtue je suis le chariot

Les yeux versent leurs eaux

Dos courbés ils se lamentent

Et la peur à nouveau les hante

 

De leurs rues ils s’enfuient

Du pain ils ont ôté la mie

Ne leur reste que la route

La mort est à Beyrouth

 

Qu’en ont-ils à faire

D’être sur toutes les chaînes

Leurs larmes ne voient la mer

Et le sable est couvert de haine

 

Des éclats d’obus ne naissent pas

Les tournesols. Le soleil est déjà

Parti, et eux ils ne pensent plus

Il y a longtemps qu’ils se sont tus

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