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26.03.2007
Nuit
La voix rauque
Qui s’échappe
Larmes au ventre
Et comble le cri
Et le manque
De pleurs anéantis
Et le vide d’un idéal
Insupportable
Juste pour se cacher
De faire du cliché
Et se targuer
D’une fausse supériorité
De la poésie
Juste pour pas balancer
Tout cru bordel
Qu’est-ce que j’fous là
Et l’arrogance
Pour pas se briser
Devant un banc
Public
Et je t’aime pour penser
À quelque chose
Le soir et m’enivrer
Dans l’envie inassouvie
Et pour remplir
Le néant de ces jours
Qui suivent les nuits
Pleines de riens
Et si jamais je dors
C’est pour revoir
En boucle mes cauchemars
Réalisés
Et mes orages désirés
La main dans les cheveux
Je me balance sur un banc
Il est tard j’ai pas sommeil
J’attends un mouvement
Une invitation
Et toi aussi
Oreste aime Hermione
Qui aime Pyrrhus
Qui aime Andromaque
Qui aime Hector qui est mort
Pas le courage
De faire ce que je devrais
Avaler une fois pour toutes
Le contenu de cette foutue boite
Et vous emmerder en m’en allant
Un dernier pied de nez en rigolant
Et vous bouche bée
Avec cet ultime cliché
Avec cette dernière page froissée
Cette excuse cette lâcheté
Tu vois j’ai pas de courage
Même pas d’honneur
Seulement un rire
Qui se voudrait cynique
Alors pour quitter ce grand magasin
Et les cabines d’essayage
Je passe par la petite porte
Pas bien glorieux
Reflet de rien du tout
Et j’aimerais ricaner
Mais les lèvres
Sont éteintes depuis longtemps
La mécanique est usée
Même pas le quart
Et déjà marre
Pourtant en y pensant
J’ai vraiment envie de crever
Ou c’est juste pour le genre
Ça pose d’être désespéré
Et si c’est vrai
Qui croira et plus un bruit
Autant de poignards stupides
D’appels à regarder
Que de futilités
Et je suis vaine
(Vous n’aurez pas la rime avec veine)
Chers amis je reviendrais
Pour terminer de
Me foutre de votre gueule
Si vous cherchez un sens à ce
Gribouillage infantile
Allez du côté d’une bouteille de vodka
Et d’une gorgée de trop
Promis je reviens
Là c’est l’heure du café
Mais avant
Ne m’appelez plus Lili.
21:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Mais c'est quoi ce binzzzz!
Du François Villon à la post modern!
Je péfère les pendus!
Au fait tu as oublié la belle prêtresse IO, transformée en génisse blanche pour avoir inspiré l'Amour à Zeus!
Mauvaise note comme dirait Deathpoe!
Vilaine provocatrice...
Bises
Ecrit par : Claude | 28.03.2007
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