21.01.2008
Pastis
là devant moi
réel et pourtant telle
une ombre
tant et tant de
mots qui coulent
j'y tombe j'y fuis
le sens semble
me revenir mais
non
non
et une voix crie
je n'en veux plus
plus et l'étau
se resserre en même temps
que mon ombre
à sa perte s'élève
et me regarde d'au
dehors
cahots
je noircis tant de
lignes
vaines
tout fluide
translucide pas
besoin réfléchir
tout vient
tout vient
tel un orgasme
insoupçonné
je touche le non-dit
j'implicite sans me
forcer
tout transparent
transparent
trop facile
claire à travers les brumes et
sans me forcer
souvenirs
parade
mal je lui fais
mal
11:15 Publié dans Samedi soir | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : isoldh, poésie
Commentaires
Yep.
J'aime bien ces paradigmes poétiques. Avant il m'arrivait d'en écrire.
PS: questio idiote, c'est bien toi "Line"? (MSN...).
Ecrit par : Kouka Nicoya | 21.01.2008
J'aime beaucoup le début.
Je n'aime pas certaines images, qui me semblent banales et inutiles:
- le sens semble me revenir (boarf, quoi)
- noircir des lignes (vaines, en plus, arf)
- toucher le non-dit (ça gache tellement le "j'implicite sans me / forcer")
et dans une moindre mesure, "l'étau se resserre", parce que la suite lui ajoute une dimension insoupçonnée jusqu'alors et agrandi l'univers.
Le vers "trop facile" m'agace, surtout après le transparent (qui est très bien trouvé, on veut lire "transpare" et non, et ça croche un peu, et c'est très bien réussi.)
Le reste me plaît beaucoup, l'orgasme, le "dehors/ cahots" (visuellement ça clash, ça), le début, la fin...
Ecrit par : Aroke | 22.01.2008
là devant moi
réel et pourtant telle
une ombre
tant et tant de
mots qui coulent
j'y tombe j'y fuis
le sens semble
revenir mais
non
non
et une voix crie
je n'en veux plus
plus et l'étau
se resserre en même temps
que mon ombre
à sa perte s'élève
et me regarde d'au
dehors
cahots
tant de lignes
tout fluide
translucide pas
besoin réfléchir
tout vient
tout vient
tel un orgasme
insoupçonné
j'implicite sans me
forcer
tout transparent
transparent
claire à travers les brumes et
sans me forcer
souvenirs
parade
mal je lui fais
mal
Ecrit par : Aroke | 22.01.2008
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