01.04.2008
Sortie
Depuis très exactement deux minutes, j'ai réalisé que j'allais devoir me présenter à mon examen écrit de français bientôt. Puis suivront d'autres branches, celles qui sentent bon l'état larvaire des cours, allemand, les autres, carrément le vomi, math. Ou le susucre, philo, anglais..
Vous vous en foutez, innoncents et parsemés lecteurs, mais cela ne m'empêche pas de continuer, vivent les exutoires!
En discutaillant au hasard de rencontres lycéennes, j'ai appris avec effroi que mes camarades de goulag semblaient terrifiés à l'idée de ces petites 4h à passer sur une chaise inconfortable. Je dois dire que pour ma part, cela me réjouit. Oui. J'y vois mon billet (soumis à d'exécrables conditions, il est vrai, du genre : arrêter de ne rien comprendre en sciences, etc. Mais ce ne sont que broutilles.) de sortie. De sortie. Sortie.
Sortir de ce grand bâtiment qu'il sera de bon ton de regretter, qu'il est de bon ton d'adorer, d'un air déjà plein de nostalgie. De mon côté, je crache de plus en plus allégrement sur ces fausses manières. L'école m'a toujours ennuyée, n'y trouvant pas de satisfaction intellectuelle et spirituelle plus élevée que des profs idolâtrant Vic' Hugo et Jules Ferry. Un ou deux de ces dispenseurs de Savoir m'ont titillé la cervelle, pour aussitôt retomber dans la plus vile des provocations dont se targuent les penseurs es philosophie.
Sortir pour pouvoir sécher plus librement. Sortir pour pouvoir tremper mes pieds dans l'eau du lac, entre deux cours forcément passionnants. Sortir pour ne plus rendre de compte, si la compo rendue est trop noire, pas assez lyrique.
Sortir pour frapper violemment ces abrutis finis qui se réjouissent d'entrer au lycée.
Sortir pour dire d'un ton blasé : "Bien ce que je disais, le lycée a toujours été une usine à cons." Sortir pour lui rendre ainsi hommage, à cette amie disparue.
Sortir pour avoir l'illusion que tout sera forcément mieux.
Sortir pour pouvoir sortir de l'uni, et répéter les mêmes choses.
Malgré cela, je suis impatiente. Impatiente de plus voir ce vieil enclos gris, habité des mêmes moutons blancs.
Vivement la porte de sortie. Et la porte de secours, pour faire eploser tout ça, pour faire exploser avec toi.
(À V., dont je me sens de plus en plus...a. Tu sais quoi!)
21:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : isoldh, fouillis, patatra, sortie, sortir, tirso, lycée
Commentaires
La crainte du bac est un des pires fléaux, juste derrière le lycée lui-même.
Avec le recul, je me demande bien d'où pouvait provenir ma nostalgie post-lycéenne...
Je t'aime
Ecrit par : Vlad | 02.04.2008
Tu es si brillante mon étoile, que voulais tu que l'école t'apporte alors que son rôle est d'unifier et de faire rentrer les gens dans un moule coûte que coûte.
Joue de ta différence, élève la, comme un étendard.
Peur toi ! Je n'en crois pas un mot, peur de vivre oui. Mais peur de passer un examen... Foutaises!!! Des moutons blancs... J'adore.
Bisous fort fort
Je t'aime aussi
Ecrit par : Claude | 21.04.2008
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