29.03.2007
A bientôt
Juste trois mots pour annoncer qu'enfin la période des vacances est arrivée, et donc que pas de nouveaux textes pendant trois semaines.
Peut-être quelques sauts de temps en temps... Bonnes vacances.
20:53 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.03.2007
Idée
Le soleil de mon ventre
Couvre d'ombre
Ce début d'aube
17:22 Publié dans On a railway road | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.03.2007
Nuit
La voix rauque
Qui s’échappe
Larmes au ventre
Et comble le cri
Et le manque
De pleurs anéantis
Et le vide d’un idéal
Insupportable
Juste pour se cacher
De faire du cliché
Et se targuer
D’une fausse supériorité
De la poésie
Juste pour pas balancer
Tout cru bordel
Qu’est-ce que j’fous là
Et l’arrogance
Pour pas se briser
Devant un banc
Public
Et je t’aime pour penser
À quelque chose
Le soir et m’enivrer
Dans l’envie inassouvie
Et pour remplir
Le néant de ces jours
Qui suivent les nuits
Pleines de riens
Et si jamais je dors
C’est pour revoir
En boucle mes cauchemars
Réalisés
Et mes orages désirés
La main dans les cheveux
Je me balance sur un banc
Il est tard j’ai pas sommeil
J’attends un mouvement
Une invitation
Et toi aussi
Oreste aime Hermione
Qui aime Pyrrhus
Qui aime Andromaque
Qui aime Hector qui est mort
Pas le courage
De faire ce que je devrais
Avaler une fois pour toutes
Le contenu de cette foutue boite
Et vous emmerder en m’en allant
Un dernier pied de nez en rigolant
Et vous bouche bée
Avec cet ultime cliché
Avec cette dernière page froissée
Cette excuse cette lâcheté
Tu vois j’ai pas de courage
Même pas d’honneur
Seulement un rire
Qui se voudrait cynique
Alors pour quitter ce grand magasin
Et les cabines d’essayage
Je passe par la petite porte
Pas bien glorieux
Reflet de rien du tout
Et j’aimerais ricaner
Mais les lèvres
Sont éteintes depuis longtemps
La mécanique est usée
Même pas le quart
Et déjà marre
Pourtant en y pensant
J’ai vraiment envie de crever
Ou c’est juste pour le genre
Ça pose d’être désespéré
Et si c’est vrai
Qui croira et plus un bruit
Autant de poignards stupides
D’appels à regarder
Que de futilités
Et je suis vaine
(Vous n’aurez pas la rime avec veine)
Chers amis je reviendrais
Pour terminer de
Me foutre de votre gueule
Si vous cherchez un sens à ce
Gribouillage infantile
Allez du côté d’une bouteille de vodka
Et d’une gorgée de trop
Promis je reviens
Là c’est l’heure du café
Mais avant
Ne m’appelez plus Lili.
21:19 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.03.2007
Pause-cliché
je fais une pause-cliché
le temps de remettre en ordre
ces foutus casiers
ces foutus tiroirs
de ranger quitte à dépoussiérer
de vieux souvenirs enterrés
de ne plus farfouiller
et arriver en retard
de faire plaisir a maman
qui râle que l'esprit n'est pas rangé
si la chambre ne l'est pas
merci j'avais pas compris
voilà la pause-cliché
qui sonne mieux que pause-café
(ceci n'est pas de la poésie
même pas de la rage
balancée sur papier virtuel)
21:01 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.03.2007
Une chambre
-J'aimerais une chambre
vue sur la mer
vue sur la vie
tendue de rouge
quelques fauteuils
profonds où asseoir
ma solitude et l'ennui
un immense lit
où chercher l'autre
et savoir que rien ne sert
de tendre la main
une bibliothèque
pour m'attirer le soir
à la lueur d'une ampoule
dénudée
-J'aimerais une chambre
vue sur ma mer
vue sur ma vie
et perdre les instants
dans le fauteuils défoncés
être dégoûtée de tout
ce rouge
de mes bras bleus
et savoir que rien en sert
de vouloir oublier
la nuit à la lumière
d'une bougie fragile
21:20 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note