23.03.2008

A l'accoudoir

À l’accoudoir
je laisse filer
et les creux
et les mains au toucher

Un œil me retient
qu’importe
à l’accoudoir je laisse filer.

Traces

Le temps a repoussé
et les limites ont un air
de coquilles vides
J’ai la quête et pas de sable
sur les traces

02.01.2008

Fragments

Je ne suis que la
copie conforme d’un faux
idéal.

Image éthérée d’une
presque personnalité.

Et ce mea culpa factice
grossira le ridicule d’un
tel déballage.

30.11.2007

Pour la pureté du rêve

La pierre s’est cassée et
perdue quelque part sur une plate-forme
d’allusions je pars à sa
recherche pour la pureté du
rêve d’onyx

Sur la route j’errerai je
fouillerai les tréfonds de mon
corps je suis loin trop loin
pour la pureté

Sur l’asphalte le granit je je
me suis brisée du haut de mon
piédestal glacé du haut

Effaceur des nuages

Effaceur des nuages
mon devoir - décrocher tes
sourires - la pureté
retrouvée tu
peux pleurer pour de
longues longues
soirées.

Et si tu l'oubliais

Et si tu l’oubliais j’ai
aussi un cœur aussi une vie
Et si tu l’oubliais encore
je me trouverai par-terre
à côté du lit.

20.11.2007

Le grand tableau noir

Sur un carrelage glacé couchée
j’attendrai que
le désir force ma porte
ou que tu m’oublies

Alors le grand tableau noir
resplendira de vide
lisse
et des caractères
effacés de tant d’années.

19.11.2007

Vers la quête de l'absolu

Nous retrouverons un jour
le chemin de nos vieilles illusions
au goût passé trop usé
des pas tenteront de retracer
d’anciennes empreintes maladroites
et nous pleurerons de cette
quête qui reprendra pour
ne plus jamais s’arrêter.

Vers la quête de l’absolu
nous brûlerons nos semelles
nous épuiserons notre faible
tranche d’amour nous
courrons après Diane après
Rhodes après les splendeurs passées
après ce qu’il ne nous reste pas
après les hologrammes évanouis de nos espoirs
après nos trop vieilles illusions
éteintes.

Pensées d'automne I

Crayon sur les mains
une tête s’égare parmi
les sens dévastés c’est
l’automne et tout meurt
et tout renaît tel
le Phoenix de ses cendres
délaissées
l’attente est toujours là
et l’incertitude aussi mais
le vide de l’absence est
comblé d’un tas de feuilles
décédées oubliées
la promesse d’un hiver
moins solitaire et plus
chatoyant comme les
feuilles d’un arbre d’automne
le soleil au milieu de la
rue nous éblouit de
l’incrédulité d’être là
mains dans nos mains
il éclabousse les sombres
desseins et j’essaie de ne
pas retomber les arbres
m’entourent sur l’escalier
de pierres usées et
je sens le vent qui joue
à me faire des frissons.

Le grand tableau

Le grand tableau qui
régnait dans le salon je me
rappelle m’attirait
les soirs d’hiver.
Tant de bleu
sombre très sombre.
J’aimais à tendre une
oreille à son
histoire
à son vernis
écaillé.

C’est un soir d’hiver.

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