06.04.2008

Lynchage programmé

Bon, les petits amis. Vous m'obligez à me lâcher, à faire une grande action. Pourtant j'ai (presque) tout fait, rien n'y a fait. Hé. Musique, art conceptuel de merde, cacafouillis pré-bac, photos, pseudo-provoc', pseudo-pouésie, j'en passe et des pires. Donc je vous préviens, quel odieux chantage, nierk nierk, que si je ne reçois plus de commentaires....je serais contrainte de faire hara-kiri à ma boî-boîte. Ma belle boî-boîte...qui m'a permis de me défouler, de connaître des personnes, qui, je dois l'avouer, ont beaucoup beaucoup chamboulé le tsoin-tsoin (comprenez : "ma vie" mais ca faisait cucul sinon.) Je pense à C., qui m'a laissée bien ravagée. C.C-C., qui a été là, sans le savoir, dans les instants les plus époustouflifiants. M., qui m'a apporté tant et temps. V., qui m'a suivie partout, qui continue de me suivre, malgré tout. C'est un peu un adieu, un peu un espèce de bilan lousif, un peu un survol. Je ne sais pas ce qui m'a pris, ce soir de décembre quand j'ai cliqué "créer mon compte gratuit" mais je sais que V. a tout motivé. J'espère ne pas vous avoir trop ennuyé, et puis...même si. Je m'en fous maintenant. Dites bonjour aux hanetons, je cours après, maintenant.

05.04.2008

Got a gun, tonight

free music
Overhead the albatross hangs motionless upon the air And deep beneath the rolling waves In labyrinths of coral caves The echo of a distant time Comes willowing across the sand And everything is green and submarine And no-one showed us to the land And no-one knows the where or whys But something stirs and something tries And starts to climb towards the light Strangers passing in the street By chance two separate glances meet And I am you and what I see is me And do I take you by the hand And lead you through the land And help me understand the best I can And no-one calls us to move on And no-one forces down our eyes And no-one speaks and no-one tries And no-one flies around the sun Cloudless every day you fall upon my waking eyes Inviting and inciting me to rise And through the window in the wall Come streaming in on sunlight wings A million bright ambassadors of morning And no-one sings me lullabies And no-one makes me close my eyes And so I throw the windows wide And call you across the sky Pink Floyd, (Gilmour, Mason, Waters, Wright), 1971

02.04.2008

Sans titre

Au son de ton souffle qui me guide J'amène ta main à tâter le noir Le chemin jusqu'à ma courbe. Reviens.

01.04.2008

Sortie

Depuis très exactement deux minutes, j'ai réalisé que j'allais devoir me présenter à mon examen écrit de français bientôt. Puis suivront d'autres branches, celles qui sentent bon l'état larvaire des cours, allemand, les autres, carrément le vomi, math. Ou le susucre, philo, anglais.. Vous vous en foutez, innoncents et parsemés lecteurs, mais cela ne m'empêche pas de continuer, vivent les exutoires! En discutaillant au hasard de rencontres lycéennes, j'ai appris avec effroi que mes camarades de goulag semblaient terrifiés à l'idée de ces petites 4h à passer sur une chaise inconfortable. Je dois dire que pour ma part, cela me réjouit. Oui. J'y vois mon billet (soumis à d'exécrables conditions, il est vrai, du genre : arrêter de ne rien comprendre en sciences, etc. Mais ce ne sont que broutilles.) de sortie. De sortie. Sortie. Sortir de ce grand bâtiment qu'il sera de bon ton de regretter, qu'il est de bon ton d'adorer, d'un air déjà plein de nostalgie. De mon côté, je crache de plus en plus allégrement sur ces fausses manières. L'école m'a toujours ennuyée, n'y trouvant pas de satisfaction intellectuelle et spirituelle plus élevée que des profs idolâtrant Vic' Hugo et Jules Ferry. Un ou deux de ces dispenseurs de Savoir m'ont titillé la cervelle, pour aussitôt retomber dans la plus vile des provocations dont se targuent les penseurs es philosophie. Sortir pour pouvoir sécher plus librement. Sortir pour pouvoir tremper mes pieds dans l'eau du lac, entre deux cours forcément passionnants. Sortir pour ne plus rendre de compte, si la compo rendue est trop noire, pas assez lyrique. Sortir pour frapper violemment ces abrutis finis qui se réjouissent d'entrer au lycée. Sortir pour dire d'un ton blasé : "Bien ce que je disais, le lycée a toujours été une usine à cons." Sortir pour lui rendre ainsi hommage, à cette amie disparue. Sortir pour avoir l'illusion que tout sera forcément mieux. Sortir pour pouvoir sortir de l'uni, et répéter les mêmes choses. Malgré cela, je suis impatiente. Impatiente de plus voir ce vieil enclos gris, habité des mêmes moutons blancs. Vivement la porte de sortie. Et la porte de secours, pour faire eploser tout ça, pour faire exploser avec toi. (À V., dont je me sens de plus en plus...a. Tu sais quoi!)

30.03.2008

Dis-moi

Dis-moi dis-moi qu'on a pas perdu le pas qu'on a pas suivi la trace Dis-moi dis-moi qu'on a pas escaladé pour rien

29.03.2008

Art conceptuel amer de sa race.

üüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüü üüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüü üüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüü üüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüü üüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüartconceptuelüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüü üüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüü üüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüü üüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüü üüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüüü

23.03.2008

A l'accoudoir

À l’accoudoir je laisse filer et les creux et les mains au toucher Un œil me retient qu’importe à l’accoudoir je laisse filer.

Traces

Le temps a repoussé et les limites ont un air de coquilles vides J’ai la quête et pas de sable sur les traces

29.01.2008

À l'abîme

Sur les bords et les rives à l’abîme nous nous tenons sur le Styx à la dérive Ô Tantale supplie-moi Supplicie-moi dans le sable de l’abysse Ô Tantale supplicie-moi.

28.01.2008

Ambroisie

Pitié je demande pitié que Yavé ou mes Chimères m’absolvent Que sur le blanc linceul mon corps de vermeil soit souillé Je demande la patûre la miséricorde ô dieux antiques déchirez-moi Que sur ces eaux mon âme dérive